L'Hôpital
provisoire de Giel en 1944 (21 juillet-29 août)
Rapport du père Raymond Pelletier, économe de l'Orphelinat de Giel
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L’Hôpital chirurgical de l’Orphelinat de Giel (1), établi en pleine période de combats (poche de Falaise), a soigné 607 blessés (2). Sur ce nombre de blessés, dont beaucoup sérieusement touchés, 57 sont morts à l’Orphelinat (3) ; 550 ont donc été sauvés. Cet hôpital spécial a fonctionné en pleine bataille. Tous sont à féliciter, aussi bien les cinq chirurgiens qui, une fois, en une seule nuit, ont effectué jusqu’à 36 opérations dont des trépanations, - que les sœurs gardes-malades de l’hôpital d’Argentan, évacué, - que les équipes de brancardiers, d’un dévouement sans bornes, - que les équipes volantes allant chercher les blessés le long des routes, sans cesse mitraillées, - que les enfants, jeunes gens et personnel de l’Orphelinat, passant leurs journées, mouvementées, à éplucher les légumes pour l’hôpital, charroyer de l’eau etc... Toute électricité ou presque faisait défaut. L’Orphelinat a, en ces moments héroïques, donné tout ce qu’il avait en vivres et en ressources. À ces blessés affaiblis par les pertes de sang, il a procuré, avec joie, une nourriture réparatrice, des vêtements, chaussures etc...et le réconfort d’une gaieté sans cesse soutenue malgré la mitraille qui crépitait de toutes parts. Cliquer sur les images
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